Psychiatrie à Sainte Anne, priez pour nous

Quand des psychiatres déraillent

À propos du film d’ILAN KLIPPER
«Sainte-Anne – Hôpital psychiatrique»

Ouais ouais ouais, on est bien mal barré question bobos de l’âme et baffes reçues. Celles que la vie donne à tous, passe encore, mais quand il s’agit de celles distribuées par d’aucuns qui se prétendent thérapeutes, c’est l’horreur. Imbus de leur savoir depuis l’obtention de leur diplôme qu’ils ont obtenu par l’acquisition de connaissances (et quelles connaissances!) jamais remises en question, parjures devant le serment d’Hippocrate qu’ils ont pourtant prononcé, voilà ce type de psychiatres, nervis à la botte d’une société schizoïde, qui décident, ordonnent, enferment, répriment ceux (les “malades”) qui ne correspondent pas à ce que cette société attend d’eux: servir ses intérêts. Prétentieux infantiles, leur pouvoir tient à leur allégeance à un (dés)ordre établi dont ils profitent de façon éhontée, se targuant, dans leur morgue, d’être des sauveurs qui peuvent tout aussi bien finir par conduire leurs “patients” à… la morgue. Balbutiant des sottises hallucinantes, ils gesticulent tels des poules qui caquètent pour se bien faire voir par le coq qui leur distribuera honneurs et médailles. Sales gosses morveux et mal torchés qui se prennent pour les maîtres du monde et clament qu’ils vont sauver du naufrage le Titanic, ils se la jouent parents responsables morigénant leur enfant. Petits merdeux mal élevés, mal éduqués et gâtés, rien ne pourra les sauver si ce ne sont quelques jolies bombinettes, un passage à tabac dans un service psyhiatrique similaire au leur ou, mieux, quelques « leçons de chose » où on leur apprendra, non plus à coups de cette schlague qu’ils adorent, mais à coups de compassion, à apprendre à aimer.

Autant dire qu’il y a du boulot..Prêt(es)?

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Psychiatrie à Sainte Anne, priez pour nous

  1. povfill dit :

    Je me suis trouvée une fois à l’hôpital psychiatrique à la suite d’une espèce de délire, c’est vrai agité, que j’avais fait suite à 3 jours de mer démontée où j’avais été obligée de me bourrer de Nautamine. Je me suis réveillée attachée solidement sur un lit, sans couvertures et en chemise épaisse comme du papier cigarette. Personne durant toute la matinée. Après, ils sont venus, une dizaine, des internes, infirmiers et le médecin chef. Ils m’ont fait des tests sur la voûte plantaire plus que désagréables, j’ose même dire terribles, sans rien écouter de ce que je leur racontais. Ils parlaient ensemble sans m’adresser la parole et sans me demander si les sangles me faisaient mal, si je n’avais pas froid, rien. Ils sont partis juste en disant entre eux qu’ils me gardaient. Après un autre infirmier est venu. Il m’a demandé si ça allait, a desserré les sangles, m’a mis une couverture et m’a demandé ce qui m’arrivait. Je lui ai dit pour le bateau, et il m’a demandé si j’avais pris quelque chose contre le mal de mer. Il m’a dit qu’il allait voir, parce qu’il connaissait ça et les effets de la Nautamine.
    J’ai entendu parler fort dans le couloir, même crier, j’ai entendu l’infirmier traiter quelqu’un de con. et cinq minutes plus tard, ils m’ont détachée. J’ai quitté l’hôpîtal le soir même. Après m’être renseignée, j’ai écrit au médecin mais je n’ai jamais eu de réponse. Plus tard j’ai revu l’infirmier qui m’avait écouté. Il m’a dit qu’il avait perdu sa place et qu’il cherchait un autre poste sur la côte.

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