Glace à la vanille

quelques lignes d’un blog (La citadine) m’ont inspiré ce texte

Tu es ici, je te vois. 
Tu es ici, je ne te vois pas.

Tu n’es pas ici, mais je te vois. Ou plutôt t’imagine. Voir sera peut-être pour plus tard, car pour l’instant tu es loin, trop loin. Impossible de remettre la main sur cette fichue longue vue qu’un vendeur de rêves m’a fourguée, un peu chère à mon goût. J’ai des trucs infaillibles pour ne pas m’enrichir. 
Trop fatigué pour m’assoupir c’est en cherchant un marchand de sable que j’étais tombé sur lui, me fabricant au passage quelques bleus. Je m’en fous, j’aime le bleu. Son étal, pourtant, crevait les yeux. 
En y repensant maintenant, je prends toute la mesure de ce cadeau : largeur, profondeur et hauteur infinies. En aveugle, des formes nous sont données que nos yeux ne savent voir. Imagination.
Aux miroirs qui toujours se fanent, lunettes astronomiques, longues vues à court terme je préfère les glaces. À la vanille, pour peu qu’elle soit bleue.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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2 commentaires pour Glace à la vanille

  1. Bonjour Fabienne
    Gaffe, gaffe ! Paraît qu’il va encore faire chaud aujourd’hui et je crains que le Soleil ne fasse fondre la Lune, ce truc bleu qui fleure bon la vanille et que tu vois au bout de ta lorgnette.
    Moi, je serais toi, d’abord ça me ferait drôle, puis soit j’enfournerais la Lune dans le congélateur, soit je la dégusterais face au Soleil en le narguant, histoire de bien lui signifier qu’il n’est pas le seul à rayonner. Non mais !

    Bises.

  2. Saillard dit :

    Bonjour Pierre,
    Tu as des longues vues incorporées toi…et tu serais capable de les manger.
    Pour la glace à la vanille, c’est la saison estivale encore un peu. Et il faut qu’elle soit à la bonne distance pour la croquer.
    Le texte est plus court que les autres, c’est plus facile de le lire…mais de bon matin, c’est plus difficile d’y répondre!
    Je pars au travail avec une glace à la vanille au bout de ma longue vue…
    Je t’embrasse
    Fabienne

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