Loi OPPSI-2 et cabane au fond du jardin

Ah nom ti dieu ! Celle-là, faut pas qu’i m’y refassent pace que le vieux tromblon du pépé, i va reprendre du service, c’est moi qui vous l’dit.

Gearmaine, que je dis à l’épouse, où c’que t’as mis la Wonder, pace qu’i faut que j’aille au cabzingue. Le cabzingue l’est au fond du jardin. C’est moi qui l’ai fait, même que j’y ai mis des nénettes à poil dedans. Pas des vraies, c’te blague. Sur Lui que je les ai découpées. Y en a c’est à la tronçonneuse qu’ils y font, les cons !

J’y suis, j’accroche la lampe, j’me mets à crapeton, j’me tiens à la barre que j’ai bricolée avec un manche à balai que l’épouse elle voulait y jeter. Fais pas ça, que je l’avais sermonnée, ça peut toujours servir. La preuve.
Pratique ou pas, de l’autre main je feuillette un vieux Paris-Hollywood que le pépé il en faisait la collection et plus, mais j’en dirai pas plus, quand j’entends un boucan de tous les diables et qu’un phare qu’on dirait, passe par le trou que j’ai fait en coeur à l’envers, adéquat au lieu. Et le bruit qui se fait plus fort, avec d’autres, des voix que le bruit il couvre que je sais pas ce qu’elles racontent.

Pas de quoi s’démonter, que j’me dis. Quèques poussées par le bas, et c’est là où je déchire une feuille pour faire ce que tout le monde fait après avoir déféqué, mais vous pouvez toujours vous torcher pour que j’en dise plus, que la cabane ça s’ébranle tout et patatras ça s’renverse et que j’me retrouve le nez dans la merde, et y a pas que la mienne, nom ti dieu !

C’est quoi ce bazar, que je gueule en me sortant du merdier le cul à l’air. Je ramasse la Wonder, je l’essuie, je la pointe devant moi et je vois quoi, je vous l’demande. Quatre gros cons dans leur uniforme de gros cons et un cinquième qui me toise de haut, que j’me dis c’est le chef, qui dégoise que c’est sur ordre préfectoral, relatif à la loi OPPSI, qu’il dit, au maintient de l’ordre et toutes ces conneries…

Ah, qu’ils y reviennent pas. Et le préfet, tout préfet qu’il est, va avoir des surprises le merdeux, pace que je veux pas dire que je défèque à la demande, mais c’est tout comme, et quand je veux, garanti que c’est pas des étrons de gamin. Loi de mes fèces de mon cul !

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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