PIERRE C.J. VAISSIERE était-il qui il pensait être ?

PIERRE C.J. VAISSIERE est-il ce qu'il croit être

Je m’appelle Vaissière Pierre. C’est du moins ainsi que je me nommais si j’en crois le curé et son baratin de tout à l’heure. Je suis mort il y a trois jours, et aujourd’hui, entouré de mes supposés proches et de ceux qui m’ont connu, c’est mon enterrement, mes obsèques, quoi. Les funérailles, ce sera peut-être pour une autre vie, si je me tiens à carreau.

Je pensais être tranquille, mais pendant je ne sais combien de jours, trois ou quatre, ça n’a pas arrêté de défiler. Un joyeux bordel à réveiller un mort. Ah ils étaient mignons, avec leur air compassé, leur silence gêné et leur façon de marcher comme s’ils avaient oublié de quitter leurs charentaises pour les uns, ou leurs parlottes à voix haute et les hauts talons qui claquent pour les autres, les femmes, quoi. Les hommes, c’est bien connu, ça se tait.

D’être mort ça fait voir les choses sous un nouvel angle, je veux bien, mais de là à ne reconnaître personne parmi ces drôles de visiteurs, j’ai trouvé ça bizarre. Ça doit venir de leur tronche de circonstance, je me suis dit, ou alors c’est que ma vision des choses a vraiment changé.

— Et voilà, un week-end de foutu. Avec Georges on devait aller dans le midi.
— Y’en a, on dirait qu’ils le font exprès.

Un peu, mon n’veu, j’ai pensé. Non seulement ça emmerde tout le monde, mais ça emmerde tout le monde. Surtout ceux qui habitent loin et qui attendent qu’un proche décanille pour donner signe de vie. Plus les autres qui n’en ont jamais rien eu à faire du défunt, mais qui viennent parce qu’autrement, ça la foutrait mal. J’t’en foutrais !

J’ai bien choisi mon week-end : ils annoncent un super beau temps.

L’église !
Il a fallu que je me farcisse la messe, moi, un athée élevé au sein de Karl Marx dans une famille où ça bouffait du curé, surtout mon père. Le dimanche matin, c’était le marché, avec l’Humanité dimanche. La belle humanité ! D’accord, j’avais rien dit à ce sujet, mais ils auraient pu me demander mon avis. Ça aurait été la moindre des choses.
Prions mes frères pour que l’âme de notre cher disparu prenne place à la droite de Dieu. Je vois le tableau. Ça fait comment une âme qui se pose le cul sur un fauteuil ? C’est pour quoi, pour déjeuner ? Je prends votre commande.
« Toi Pierre, digne fils de ton père et digne père de ton fils, toi qui nous a quittés pour aller retrouver ton Père, notre Père éternel. Aimé par les tiens, apprécié de tous, certes parfois jalousé comme les grands de ce monde, et bla bla bla.»
Le curé qui en rajoutait, que ma vie avait été exemplaire, médaille militaire et croix de guerre, grosse situation, mon épouse si active, si généreuse avec les pauvres, les orphelins…
J’admets que la plupart des gens ont tendance à grandir les allongés ad vitam, et plus encore les curés, mais là, soit il se fout de ma gueule parce qu’il sait très bien que j’étais à l’opposé de ce qu’il prétend, soit aux répétitions pour l’offertoire il a sifflé je ne sais combien de burettes. Bon, il aurait parlé de ma générosité avec des maîtresses, je dis pas…. Médaille militaire et Croix de guerre… il vient d’où le froqué? Il m’a bien regardé?

Puis ça a été le tour de la filleule, ma filleule. Avec son poème idiot où, là encore, je me suis demandé de qui elle se foutait ou de qui elle parlait. Avec son frère à la guitare et son illustration musicale d’une exemplaire indigence du poème minable de la filleule, MA filleule.
Après ça je me suis encore payé le Choeur des Filles de Marie avec des cantiques traduits du Latin au Français via une première traduction en Coréen. Epoustouflant. Le summum ayant été un requiem spécialement écrit et composé par Mon plus cher ami, musicien de renom dont personne n’a jamais entendu parler, moi encore moins, si c’est possible. Duruflé, ce sera pour une autre fois.
Le clou du spectacle ayant été les condoléances, je vous laisse imaginer. Avec les pleureuses de service, dont une professionnelle bien évidemment abonnée à ce type de manifestations. Les veuves, faut que ça s’occupe, sinon ça fait n’importe quoi et ça peut même finir par devenir des cochonnes si elles ne font pas dans la bienfaisance ou les œuvres de charité. Côté hommes, entre les «ben», les «euh» et les «je sais vraiment pas quoi te dire» adressés à la veuve (éplorée), c’est plutôt offres de services, surtout si la veuve leur semble être“serviable”.

«Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là. Fais-moi signe. Je te donne mon téléphone. Et le tiens, c’est quel numéro ?»

..

L’encens ça masque l’odeur de la mort, mais ça n’est pas une raison pour traîner. En ce jour de l’ascension où si j’étais croyant je me sentirais pousser des ailes, il fait une chaleur infernale. Si ça continue il faudrait quand même que le crématorium fasse un geste, genre petite ristourne ou petits fours gratuits.
Les pingouins des pompes funèbres, spectacle garanti. Un petit gros rougeaud, deux échalas maquillés au blanc de Meudon, c’est tout. « On s’excuse, a dit le petit rougeaud, y’en a plusieurs qu’ont calanché en même temps et le patron il a pas trouvé d’extras.»
Avec les deux grands couillons d’un côté de la boîte et le petit gros tout seul de l’autre, l’effet de houle était garanti, avec une gîte si forte qu’à plusieurs reprises le drôle d’équipage a bien failli m’envoyer par le fond.
« On s’excuse pour la voiture », a redit le petit rougeaud, « mais les autres étaient prises. Vous nous auriez prévenus avant, je dis pas. Et encore vous vous en sortez bien, que le boucher c’est un copain du patron et que le dimanche il se sert pas du camion frigo.»

Un zeste de tiédeur. On roule, on roule, on roule encore. Au pas. Une foule dense avec des tronches qui ne me disent rien suit le bahut qu’un esthète a plus ou moins bien recouvert de papier crépon noir.
Quelque chose m’échappe. Non je ne parle pas de ces fluides corporels libres d’en faire à leur guise lorsque les corps sont mal préparés, mais de la durée de la balade. Le crématorium est à cent mètres de l’église, et ça fait un bon quart d’heure qu’on me trimballe.

Et quoi ? C’est au cimetière qu’on vient de jeter l’ancre. C’est pas vrai. C’est quoi ces conneries ?
Sur les trois cases –inhumation – crémation – mise en orbite– de mon contrat d’assurance Sécurité-Obsèques, c’est bien la deuxième, celle du milieu, que j’avais cochée, pas une autre, j’en suis sûr.
Ah les cons ! Et faire quoi, si ce qu’on a stipulé sur le contrat n’est pas suivi à la lettre ? Poursuivre qui en justice, les Pompes funèbres ? La famille ? Et qui dans la famille ?

Et voilà que je vais me retrouver six pieds sous terre à nourrir des saloperies de bestiaux et à servir d’engrais daubé. Je vois le tableau. Merde, merde et remerde.
« Oh les gars, y’a tromperie sur la marchandise ».
Je peux toujours courir pour qu’ils m’entendent, tu parles ! ça tchatche, ça se remonte les manches pour faire bronzette, ça fume clope sur clope, les pleureuses de service se mouchent à qui mieux mieux, ça éternue, et un tracto pelle finit de creuser le trou.
«On s’excuse», hurle le gars aux commandes de l’engin dont il dégringole pour expliquer : «C’était vraiment pas le moment, et encore vous vous en sortez bien, parce que pour un peu, j’avais pas de train pour revenir, que j’étais en week-end et que j’étais même pas d’astreinte. Le train, y’en a qu’un par jour, le matin, et c’est votre jour de chance, que j’ai pu sauter dedans à temps et que j’ai fini de creuser les autres trous »

Le curé regarde sa montre, sans doute une petite faim ou plutôt une grande soif. Les rayons dardent, les abeilles butinent, les papillons papillonnent. « Quand faut y aller, faut y aller » clame-t-il en s’adressant à la foule dissipée, pour la rameuter.
Pub sauvage intempestive mais moins surprenante qu’inattendue, l’ouverture de la porte du camion fait se déscotcher un lé de crépon. Le week-end prochain, si le temps reste au beau, côtes de porc et merguez n’auront pas de mal à trouver preneurs. Boucherie Paille : porcins, ovins, caprins, bovins, volailles de père en fils. L’enseigne itinérante ne manque pas de caractère gras, blanc saindoux sur fond rouge pompier.

Nouveau discours du curé, avec ses «prions mes frères» (et ta soeur ?). « Que le Seigneur miséricordieux accueille Pierre, sa brebis jamais égarée (tu parles !), qui vient de quitter les siens, sa famille, ses amis, ses amours, ses emmerdes qui le pleurent… pour aller rejoindre ceux qui ne l’ont jamais abandonné et qui, du haut des cieux, ont toujours veillé sur lui. Je pense à ses intimes, à ses parents et tout particulièrement à sa tant aimée tante Aimée qui l’avait élevé lorsque Dieu avait rappelé ses parents auprès de Lui. Prions mes frères. »
J’ai beau chercher, pas de tante Aimée dans ma famille. Je l’aurais su. Et j’ai grandi parmi les miens, notamment mes parents, bien plus solides et présents que je ne l’aurais souhaité. On vit vieux chez les Vaissière, pour peu qu’on n’oublie pas de vivre comme cela vient de m’arriver.

Mais qu’est-ce que je fous ici ? Puis qui sont tous ces gens que je ne connais pas ? Il y en a bien un ou deux à qui je pourrais peut-être mettre un nom sur le visage, mais même si ça me revenait, comment ? Vous avez déjà essayé de prendre la parole une fois mort ?
Il y a vraiment erreur sur la marchandise. Quelqu’un aura mal fait son boulot, avec le résultat que les corps auront été intervertis.
Mais j’ai beau savoir que je n’ai rien à faire ici, autant admettre que je l’ai dans l’os, comme on dit chez les équarrisseurs.

«Mal barrés comme vous êtes, on va faire ça au tracto» a dit le terrassier de service aux gars des pompes funèbres qui y vont d’un long soupir de soulagement aussi discret que le pet d’une none abîmée en prière en une romane chapelle. Le chou farci aux Soissons sur lit d’oignons et topinambour au vin blanc, faut se méfier.
Ça y est, ce coup là je touche le fond. Pour l’incinération, pas de doute, c’est râpé. Modeste consolation : avec ce que j’ai ingurgité tout au long de ma vie comme bouffe, médicaments et autres gentilles mollécules assassines, je vais te le leur pourrir le coin, que Tchernobyl on en entendra plus jamais parler.

Quelques pelletées de terre pour la forme vite remplacées par l’engin mécanique quand le coup de pompe d’onze heures et la chaleur ont fait jeter l’éponge aux fossoyeurs. Nouveaux et moult soupirs de soulagement entrecoupés par quelques glouglous salvateurs.
Un poète égaré a posé une fleur sur la terre. Doit pas être de la famille. Une vraie fleur, contairement à celles en plastique bon marché dont la manufacture et les couleurs criardes ne laissent aucun doute sur leur pays de provenance.

Calme et fraîcheur. En profiter avant que les bébêtes nécrophages se mettent au boulot.
Finalement, et c’est le cas de le dire, ça aurait pu être pire. Le cimetière du patelin c’est pas la Gare du nord et au pire, comme aujourd’hui, c’est celle de n’importe quel bled le jour de du marché avec ses trois ou quatre étals. Années après années, de générations en générations le village s’est vidé, les descendants s’en sont éloignés et la plupart des tombes sont à l’abandon, tant mieux. Les fleurs de pacotille pétrolifère à trois francs six sous me confirment ce que je pensais quant à la pingrerie de « ma » famille. Entre ça et le fait qu’ils habitent à perpète, nul doute que j’y reposerai en paix.
Le côté suranné de la sépulture lui confère un charme tout de romantisme qui me convient davantage que ne l’aurait fait une de ces horreurs contemporaines aux pierres tombales de marbre lustré.
Bientôt seuls mes nom et prénoms rappelleront qu’un Pierre Charles Joseph Vaissière sera passé dans le coin.
Plus quelques ossements, à condition de les identifier.

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L’inhumation finie et après avoir mouillé les chemises, il avait semblé urgent d’aller mouiller les gosiers. Ça s’était égaillé pour les uns, regroupé pour les autres qui avaient pris le chemin de la demeure du défunt, je veux dire là où il habitait de son vivant.
Le petit gros des pompes funèbres avait alpagué in-extremis l’heureux membre de la famille, héritier privilégié des démarches administratives et des paiements de factures. «Monsieur Vaissière, si vous voulez bien signer la réception des travaux.» Le nord, c’est pas le genre de truc qu’on perd dans les pompes funèbres. Les affaires c’est les affaires, et les bons comptes faisant les bons amis –encore qu’en l’occurrence un tel ami ne saurait manquer- il avait tendu une feuille dont le libellé “BON DE LIVRAISON” aurait pu en faire bondir plus d’un. Les comptes étaient bons et le total était fidèle au devis. C’est qu’on sait compter chez ces gens-là.

« Je vous règle dès réception de la facture. Mais tant que vous y êtes, ça ne serait pas plus mal de rectifier le nom. Parce que là, c’est n’importe quoi. »
— C’est pas Vaissière qu’i s’appelle ?
— Si, si. Piere Veyciaires.
— Ben c’est bien c’qu’il a mis, le patron. Vaissière. J’sais p’têt pas ben lire, mais là…
— Oui, sauf que ça s’écrit V-e-y-c-i-a-i-r-e-s. Et Pierre avec un seul r.

C’est quoi encore cette histoire ? Bizarre. Ça me disait vaguement quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus, ce qui, dans mon état, n’avait rien de bien surprenant.

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C’est beau la famille, quand on se retrouve. Surtout les premiers instants. Rien de mieux pour les retrouvailles que la perte d’un des membres. S’il s’agit du bras droit, ça rapplique de toutes les contrées, même les expatriés, parce qu’après tout, on ne sait jamais…
Il y a les amis, les relations, quelques sommités. Ça trinque, ça boit, ça picore, ça parle pour ne pas dire grand chose, d’autant que ça parle beaucoup de soi. Alors naturellement ça ment. « On est si content de vous revoir – c’est que ça faisait un bail – mais faudra passer, c’est quand même pas si loin que ça de chez vous – et les enfants, ah mais c’est que ça pousse – et même qu’ils vont bien nous y mettre aussi un jour, dans le trou – que voulez-vous, c’est la vie – bon, promis, on se revoit bientôt, parce que le temps passe, le temps passe, puis un beau jour, eh ben c’est trop tard – c’est c’que j’dis toujours, faut profiter de la vie – pis pas avoir peur de dire à ceux qu’on aime qu’on les aime – et aux cons qu’ils aillent se faire voir – chéri enfin tu pourrais te tenir…»

Ça s’échauffe, ça se fait des promesses, ça ne boit plus mais ça picole.
«Une minute de silence ! Jeee lèèève mon fer… je lèèève mon verre à la sainteté… à la saleté, non, à la santé du con qui paie, nooon… à la santé de notre chêr disparu ou vingt… vingt sparu. À la tienne, Pier Louis. »
« À la tienne Piere Louis » reprennent en choeur les avinés, tandis que quelques naufragés au coeur gros reniflent en se cachant. Le chagrin, c’est impudique.
Et ça dérape, comme souvent aux enterrements.
« Lulu, une chanson. Lulu, une chanson.»
« Non, mais je veux bien vous raconter… attends… vous la connaissez la dernière ? Non ? Si ! Même que c’est Piere Louis qui me l’a racontée. Mais si !»

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Lulu, Piere Louis. Jamais entendu parler, comme la tant aimée tante Aimée. Il n’y a personne ici que je connaisse, personne ne trinque à ma santé et je ne suis l’objet d’aucune larme, ni de la moindre larmichette. Mon… comment dire, mon « esprit » ne reconnaît rien. Ni les gens censés être ma famille, ni les amis, ni les lieux. Je suis un étranger que ces autres étrangers viennent de mettre en terre après l’avoir accompagné, chacun à sa façon, pendant plusieurs jours, puis l’avoir suivi au sein d’un cortège collé au cul du camion frigorifique d’une boucherie.

Une petite lumière s’est allumée, qui éclaire chichement ces zones d’ombre du cerveau où se nichent les souvenirs. Me revient le bref échange, tout à l’heure, autour du bon de livraison.

« V-e-y-c-i-a-i-r-e-s. Piere, Piere avec un seul r.»

On m’a pris pour un autre. Sans doute peu de temps après mon passage de vie à trépas. Ils ont interchangé les cadavres ; c’est l’évidence même. Génial !
À moins que… À moins que je me sois trompé de A à Z sur mon nom, sur mes prénoms, sur mon compte et au final sur ma vie, et que je n’ai jamais jamais été celui que je croyais être.

J’en suis là de mes réflexions post-mortem lorsque je perçois un mouvement dans l’assemblée. Un couple qui prend congé.

— C’est pas qu’on s’ennuie, mais on partait en vacances, et faut qu’on y soit pour la remise des clés. Les locations, tu comprends. Embrassez-le de notre part… Ô pardon, je suis désolée.
— Si vous voulez bien mettre un petit mot sur le livre d’or… euh, sur le livre de condoléances. Ça lui ferait tellement plaisir…

Ils l’ouvrent. En esprit et par dessus leur épaule, écrit en lettres rouges cernées d’or (avec un de ces crayons feutres dont nous devons l’existence aux avancées scientifiques les plus pointues, et dont je conseille l’usage) les mots que je lis en page de garde font la pleine lumière sur la zone neuronale spécialisée dans la mémorisation.
Eurêka ! m’écriai-je, à défaut de Bingo qui demande plus d’énergie qu’il ne m’en reste.

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Alors tout m’est revenu.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour PIERRE C.J. VAISSIERE était-il qui il pensait être ?

  1. Charles Joseph dit :

    Quand je pense à mon psychiatre et ses problèmes d’identité (il se prend pour moi, ce que je comprends, parce que je suis à cinq coudées au-dessus de lui) je lui ferai lire ce texte. Avec un peu de chance, il acceptera ce qu’il est.

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