Kadhafi, Libye, boum ! et Champagne

Mouammar Kadhafi se demandant, l'air pénétré, s'il n'aurait pas commis une faute. Non, aucune se dit-il, expéditif comme il sait l'être

Nous apprenons de source pure que Son indignité Mouammar Kadhafi, le chancre chantre des États-Unis d’Afrique, qui s’était autoproclamé Roi des rois traditionnels d’Afrique –le vulgaire titre de colonel qu’il avait usurpé depuis 69 (année moins érotique qu’on le dit) ne lui suffisant plus–, le Frère guide, le Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriyya arabe libyenne populaire et socialiste, bref notre Kadhafi chéri qui se décatit de jour en jour n’est pas content, mais pas content du tout de ce qui se passe dans Son pays à lui, Sa Libye. Et on le comprend.

Du coup, drapé dans son indignité et sa sauvagerie que quelques substantiels intérêts politico-commerciaux avaient fait perdre de vue –on ne voit que ce qu’on veut bien voir, et à condition que ça ne nous fasse pas trop ciller– le voilà sortant ses soldats de plomb armés par… (désolé, j’ai un trou), ses beaux canons qui rêvaient de faire une boum, ses jolis avions qui sont loin de ne faire qu’illusion même si certains sont des mirages… et lancer ses joyeuses troupes à la reconqûete de ce qu’il avait conquis grâce à l’aveuglement des uns, à la surdité des autres, à l’endormissement (et encore…) des uns et des autres. Réaction bien compréhensive de sa part, car lorsqu’on a donné 40 ans de sa vie pour son pays et que des trublions manipulés par le quarteron Al-Qaida – France – Angleterre, voire même Grande Bretagne – États-Unis, rien que des méchants qui complotent contre lui, comment ne pas vouloir se défendre. Ce qu’il fait, face à la menace que ces fauteurs de troubles font peser sur l’intégrité de ce cher pays de son enfance.

Et le voila, tel un coq blessé dans son intégrité de caïd de la ferme, sortant ses ergots et ergotant que « puisque c’est comme ça, na, je vas tout y désintégrer cette chienlit de révolutionnaires à la solde de ces sales métèques occidentaux et de ces chiens d’al-qaidistes, you caïdi, you caïda ».

Borné par des frontières ensablées qui l’empêchent d’entendre les cris de ceux qu’il assassine –sorry, qu’il fait assassiner– et les hola d’un peuple et d’une communauté internationale –dont des pays arabes–, notre paltoquet, sûr de son fait, bouffi d’orgueil et de colère s’enferre dans ses arbitraires, boude, ment de plus belle et promet de mettre à feu et à sang tout ce qui se mettra sur son chemin. Qu’il imagine lumineux et éclairant.

Usé, devenu fou sanguinaire pour se prouver qu’il est encore et quand même quelque chose et que la scène des nations doit toujours compter (composer ?) avec lui, la rage et la peur le gagnent. Son teint maladif de pâle toqué vire à un vert moins printannier que la couverture de son fameux Livre vert et déjà, dans la poussière que le peuple bientôt lui fera mordre, se réjouissent d’avance les vers.

Mais en attendant… ses fidèles –sans doute payés à la tâche pour chaque tache de sang versé- continuent leurs basses œuvres, tandis qu’ici et là des marchands d’armes sabrent le Champagne.

— Vous en êtes où de vos livraisons ?
— Rien de changé, et même mieux ; ça roule. À la bonne vôtre et à la santé des cons qui paient.
— Pas d’inquiétude, de difficultés ?
— Non, plutôt un espoir. Que ça aille vers une guerre civile. Et puis si ça devait se calmer, mais on en est pas là, hein ? Vous voyez c’que j’veux dire…
— Pour sûr ! Puis le monde est vaste et on a encore du pain sur la planche. Santé !


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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Kadhafi, Libye, boum ! et Champagne

  1. Tommy Lobo dit :

    Oui on peut se demander si ça ne se passe pas ainsi. Je vais trinquer à la mauvaise santé de ce sale bonhomme.

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