Orgueil, confort, consommation et catastrophes


Mère des gens sans inquiétude
Mère de ceux que l’on dit forts
Mère des saintes habitudes
Princesse des gens sans remords
Salut à toi, dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi, Dame Bêtise
Mais dis-le moi, comment fais-tu
Pour avoir tant d’amants
Et tant de fiancés

Tant de représentants
Et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains
Tant de malentendus
Et faire croire aux crétins
Que nous sommes vaincus
Pour fleurir notre vie
De basses révérences
De mesquines envies
De noble intolérance

……………………………………………………………………………………………………………..L’Air de la bêtise
……………………………………………………………………………………………………………..JACQUES BREL

.

Présomption, orgueil, pouvoir dominateur et profit sont mères et pères des catastrophes.
Au lieu de mettre son intelligence au service du vivant, et par un désir insatiable de vouloir toujours plus, mieux (ou le croyant tel) et dans l’instant, l’homme la met au service de la Camarde en lui fournissant des armes de plus en plus sophistiquées et efficaces.  La Camarde ne sachant agir seule, des élus -désignés par la masse manipulée et trompée- l’assistent dans ses oeuvres de mort pour élaborer, dans des ateliers diaboliques dont ils ont volé les titres de propriété, les instruments qui, tout en portant la mort, les enrichiront et leur donneront encore plus de pouvoir.

Entre leurs mains de dévoyés : ce qui devrait nourrir tue (agro-alimentaire), ce qui devrait soigner tue (labos pharmaceutiques), ce qui devrait éclairer tue, ce qui devrait chauffer tue, ce qui devrait distraire tue, ce qui devrait délivrer porte la mort, et ce qui devrait permettre d’éveiller les consciences –outils de communication, télévision, médias (avec les experts inféodés aux marchands (de rêves ?), internet avec ses “réseaux machins sociaux”–conforte dans le conformisme, fait prendre des vessies pour des lanternes (mondes virtuels), abrutit ou rend débile. La liberté elle-même est devenue un objet de consommation qu’on exige d’avoir dans l’instant. Mais quelle liberté !
La pensée créative et créatrice tournée vers le vivant s’étiole, le vocabulaire se réduit, l’altruisme devient marchandise, le bon sens déserte les cerveaux endormis (du pain et des jeux) et intoxiqués (du pain et des médicamentrs) laissant le champ libre pour que s’expriment violence, bêtise, interdits et anathèmes jetés sur la libre pensée et sur le simple bon sens.

Le sens de la vie est devenu giratoire et puisque c’est de leur intérêt que cela se perpétue, ce ne sont certainement pas les sbires de la Camarde (dont les dirigeants) qui y changeront quelque chose, malgré leurs discours mensongers ou à double sens. Bien au contraire, comme le montre le retour en force des vieilles idéologies, des théories économiques et des religions usées qui, souvent main dans la main (le sabre et le goupillon, la chicore et la morale) ont mis et mettent encore l’humanité à genoux, quand ce n’est à feu et à sang.

Sociétés et individus se calfeutrent, chacun dans son “confort”, se replient sur eux-mêmes, chacun dans son conformisme et érigent barbelés ou frontières qui protégeront biens (mal acquis) et certitudes, mais toutes n’aspirent qu’à la liberté… de s’enrichir davantage pour consommer davantage. Chacun vendant son âme au plus offrant et délivrant un blanc-seing à la Camarde.

Ne nous étonnons pas alors des accidents qui surviennent et de ceux qui surviendront : épidémies de mal-être et mal-vivre, maladies et comportement délirants engendrés par la mal-bouffe et les médicaments, conflits armés, centrales nucléaires qui explosent, catastrophes naturelles d’autant plus meurtrières que l’homme –devenu apprenti sorcier– a pris des risques inconsidérés…

 

NB : Article certes un peu brouillon et à l’emporte-pièce, mais j’y reviendrai.

 

Publicités

A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
Cet article, publié dans consommation, politique, économie, réflexions, société, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Orgueil, confort, consommation et catastrophes

  1. André Naline dit :

    Un peu brouillon, mais tellement vrai.

  2. Bonjour Pierre,

    C’est grâce à votre commentaire que je viens faire un petit tour sur votre blog plein de poésie, de mystère, d’écriture à l’emporte-pièce ou rocambolesque, de jolies images, bref, un blog charmant.

    Seriez-vous d’accord pour que je présente votre blog dans un article vous étant consacré dans la rubrique « Les autres blogueurs ».

    J’ai l’habitude de présenter un nouveau blog tous les dix jours et j’avoue que le vôtre en vaut la chandelle.

    Merci.

    Cordialement.
    Richard

    • Bonsoir (cher monsieur) Richard,
      Je suis bien heureux (en 2 mots, quand même, ayant prié mon ego de se faire petit) d’avoir pu partager ce plaisir que j’ai à écrire, et grand merci pour cela.
      C’est avec bonheur que je vous livre mon accord, pieds et surtout mains déliés. La gentillesse qui s’invite, c’est quelque chose qui se reçoit et que l’on se doit d’honorer.
      En attendant de m’en aller courir les chemins d’ « autres blogueurs »,
      sincèrement.
      Pierre

Les commentaires sont fermés.