Au feu, les pompiers

« Au feu les pompiers
Y a la maison qui brûle,
Au feu les pompiers
La maison est brûlée.
C’est pas moi qui l’ai brûlée
C’est la cantinière !
C’est pas moi qui l’ai brûlée
C’est le cantinier ! »
Comptine

Des puissances occidentales* ont allumé et alimenté le feu pendant des siècles et continuent à le faire. Elles le regardent brûler pendant que des populations sous le joug de tyrans abrutis et sanguinaires se rebiffent contre leurs régimes dictatoriaux ; elles l’attisent par leurs prises de position, engagements, désengagements, atermoie-ments ou retournements de vestes… et alors que des pays du Maghreb et du Moyen Orient sont à feu et à sang (qui pourraient bien être suivis par d’autres d’Asie centrale), ces mêmes puissances voudraient jouer les pompiers, métier qui oblige à se mouiller. Mais il est difficile de tenir une lance d’incendie d’une main et un parapluie de l’autre.

Ces agissements auront sans doute de lourdes conséquences pour les nations en jeu, mais certainement aucune pour les incendiaires mus par le profit et la quête du pouvoir que leurs pairs et ceux qui leur vouent allégeance en courbant le dos honoreront. Les pompiers pyromanes qui mettent le feu pour donner corps à leurs lubies sont, eux, traduits en justice pour leurs actes criminels.

Parce que nous sommes responsables du casting politique et des acteurs que nous mettons en place en leur donnant, en quelque sorte, carte blanche, nous sommes aussi responsables de cet état de fait.
Un espoir malgré tout avec la Chine qui, déjà, rabat le caquet de l’orgueilleux Occident, lui qui, bientôt, pourrait se retrouver exsangue et démuni, sans plus aucune “légitimité” l’“autorisant” à imposer à d’autres nations sa conception (pour le moins intéressée) du monde et son mode de vie.
La Chine qui jouera le même jeu que celui –bientôt passé– d’un occident moribond dont les nations auront été ramenées au rang de vagues contrées sous-développées… Chine à laquelle d’autres nations émergentes, plus tard, rabattront le même caquet. Etc.
Comme quoi, nom de dieu, que l’homme est finaud ! 

Comment dit-on « rabattre le caquet », en chinois ?
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* Pour être tout à fait honnête, elles ne sont, hélas ! pas les seules. Mais quand même… 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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