Voyage en Alsace

Un viron en Alsace m’a fait délaisser ce blog (et les autres). Je n’y ai rien perdu au change. Je ne dirai pas pour quelles raisons, car les choses déraisonnables ne se disent pas, ou seulement du bout des lèvres –exercice bien difficile lorsqu’on écrit–, mais ce à quoi j’ai assisté méritant le détour et n’ayant que peu de résistance, je ne résiste pas à en parler, façon de causer. Mais de quoi s’agit-il, de ci, de ça, mais non, de ça, de ci vous entends-je hypothéser en vain d’Alsace. Je signale au passage (mais entendra-t-il ?), que je n’ai rien contre un bon Traminer et que, ayant grand plaisir à recevoir un cadeau, je ne suis pas hostile à ce qu’on m’en adresse une caisse de 12 bouteilles. 6 feront l’affaire si un excès de libations a quelque peu vidé votre portefeuille.
Où en étais-je ? Voui : l’Alsace en ce début d’été où fleurissent les festiveaux destinés comme partout ailleurs à la plèbe panurgienne en manque de culture ; l’Alsace et ses ballons, ceux de blanc permettant d’atteindre de plus hautes altitudes que celles de Guebwiller ou du ballon (d’Alsace) ; l’Alsace et ses châteaux (d’Alsace) dont le plus connu est sans conteste celui que tout le monde connaît et que je ne nommerais pas s’il ne s’agissait pas de celui du haut Königsburg (que j’écris ainsi par pure provocation) ; l’Alsace et ses villes cartes postales très jolies, qu’on dirait des décors de théâtre pour de gentilles comédies musicales : Colmar et son musée Unterlinden ; Strasbourg et ses saucisses qui baignent dans la choucroute cuite dans l’Ill accusée de vilainie, ce qui est stupide,car ça se saurait si l’Alsace était en Bretagne ; Strasbourg et ses gabegies architecturo-européennes qu’on comprend où passent les sous qu’on avait mais qu’on n’a plus ; l’Alsace et son unité militaire composée de bidasses franco-allemands ou germano-français, selon qu’on va des Vosges vers la Forêt noire ou de la Forêt noire vers Brest, Paris ou Paris-Brest, tous deux moins “étouffe chrétien” et “constipant huguenot” que le Cougloffe (que j’écris de la sorte parce que personne ne l’écrit de la même façon) ; et enfin l’Alsace et ses préparatifs de la fête nationale et franchouillarde du 14 juillet.
Préparatifs auxquels j’ai assisté en tant qu’hôte de marque (à défaut de celle de maille, celle qui évite de se faire hacher menu lorsque l’ire monte à la tête de l’ennemi en même temps que la moutarde à son nez, et qu’on trouve plutôt près de Dijon). Il n’y a que maille à partir qui m’aille.
Au sol, rien à dire, rien que de l’ordinaire pour les répétitions. Il ne sera amélioré qu’au seul jour J. Pareil pour l’Ill et le Rhin où des joutes nautiques auront lieu, malgré l’absence de ce poisson plus courant nageant en d’autres lieux.

Mais au ciel, ce fut tout autre chose. Ah, quelle escadrille, mes aïeux ! Quelles voltiges !
Un bon graphique, un bon dessin à défaut, voire une bonne photo faisant mieux qu’un long discours adressé à un auditoire acquis mais un peu limité question compréhension, j’ai pris ce cliché que je vous livre franco de port et sans frais de livraison.

Et comme moi, l’arme en bandoulière et à l’oeil,  la nostaglie vous gagnant parce que vous êtes mauvais joueur, sans doute vous direz-vous que ça avait quand même une sacrée gueule, avant.

Quant aux cigognes dont l’Alsace tout entière se vante d’en moult accueillir, je n’en ai pas vu l’once d’une ombre. De qui se moque-t-on ?

Le reste ? J’en causerai plus tard, le temps de chausser mes sabots, de faire un crochet par la Lorraine, puis de redescendre sur mon Dauphiné non natal en passant par Dijon et pire.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Voyage en Alsace

  1. André Naline dit :

    Bien longtemps que je n’étais pas venu, et ça ne s’arrange pas. Pour mon plus grand plaisir.
    Au fait, c’est quoi les zavions ?

Les commentaires sont fermés.