11 novembre


— Germaiiiiiiiine ! Où c’est-i que tu as mis mes bandes molletières ?

— Ça s’arrange pas avec la vieillerie ; tu les as sur toi, tout dégringolé sur tes chevilles.
—  Et où c’est que t’as fourré mes godillots ?
— Où c’est-i qu’tu veux  que je les ai mis ? Tu les as aux pieds, grand couillon.
— Ma vareuse, qu’est-ce que t’en a donc fait ? Et le grimpant, et le baudrier ? Mon béret ?
—  Tu perds la boule, mon pov’ vieux. Tout est là, ça a point bougé, et personne t’y a pris, même que ça risque pas.
— C’est toi qui le dis ; mais les médailles, c’est où qu’elle sont passées ? La militaire, la Croix de Guerre et les autres. J’arrive pas à y mettre la main dessus. Comme le drapeau, nom ti dieu, c’est où qu’il est ? Le 11 novembre sans le drapeau, ça ressemble à quoi, j’te l’demande. Il s’est fourré où c’te saloperie de drapeau ?
—  Dans la boîte, avec toi. Et depuis belle lurette. Môssieur est rassuré ? Alors si môssieur est rassuré, je vais peut être pouvoir me mettre aux fourneaux. La cérémonie va bientôt être finie et tes p’tits enfants vont plus tarder.
Tiens, qu’est-ce que je disais. Sambre et Meuse, c’est quand c’est la fin qu’ils y jouent, après la çonnerie sonnerie aux morts.

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour 11 novembre

  1. tommylobo dit :

    Si la musique démarrait toute seule, on pourrait marcher au pas pendant la lectue. Dommage.

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