I have a dream : exit l’oligarchie financière

Je le dis sans gêne, ni fausse modestie : je ne suis pas le dernier des salopards. Ne riez pas, car cela me fâcherait. Ni le dernier des salopards, ni l’avant dernier, ni même le premier, ne vous en déplaise. Ce n’est pas que je n’aurais pas aimé être l’un ou l’autre, l’intérêt personnel faisant loi, mais d’une part les places sont prises, et d’autre part je n’ai de talent ni pour la malversation, ni pour l’imposture, ni pour aucun crime. Je précise : toutes les places sont prises, de la première à la dernière en passant par les intermédiaires, assez nombreuses, croyez-moi.
Par qui ? vous entends-je questionner dans une attitude de fébrile impatience.  Ah, ah, vous rétorquè-je, vous aimeriez bien le savoir, hein ? Réfléchissez un tant soit peu : par qui voulez-vous donc que ces places soient prises ? Sérieusement ? Allons, allons, un petit effort. Ne me dites pas que l’improbité des politicards ne vous dit rien, que vous n’avez jamais entendu parler de ces grands argentiers véreux, hautains et iniques qui se pavanent, ni de ces capitaines d’industrie qui tirent leur profit de votre exploitation et des dettes dont vous êtes redevables, qu’ils vous fabriquent sur mesure, et que vous ne pourrez jamais payer. Ne me dites pas qu’entre les niouzes des Jités, celles de la Téhéssèffe et les unes de la presse leurs noms ne vous brûlent pas la langue. Est-elle mensongère et de bois comme la leur? Craignez alors qu’elle ne s’enflamme.
Pas de place pour moi dans ce corps des salopards, pas plus pour vous, je suppose, à moins que vous n’ayez été dûment formaté par une de ces GRANDES ÉCOLES ou une de ces GRANDES FAMILLES d’où sortent clonés à la louche ces potentats que l’on retrouve aux commandes des appareils d’états, des institutions financières, du commerce international, de la santé, et j’en passe… au grand dam des petits que nous sommes et qui se font mettre couillonner. Jusqu’à quand et jusqu’à quelle profondeur quel point ? Je ne sais, du moins tant qu’une Internationale des Entubés n’aura pas vu le jour.
Pour l’instant, je ne fais que rêver…

I have a dream : m’inspirant de ces tribunaux internationaux qui se sont arrogé le droit de juger des crimes contre l’humanité, j’ai rêvé que ces pillards qui rendent exsangues la Terre et le vivant étaient traduits devant un tribunal.
I have a dream : Les états sont tous endettés. Ah ben ça, et auprès de qui, je vous demande ? Auprès de fieffés coquins qui ne cessent de s’enrichir en mettant les peuples à genoux. J’ai rêvé que les états ne voulaient pas s’entendre pour mettre un terme à ces (soit-disant) dettes en refusant de les payer. Alors j’ai eu la vision que les peuples se levaient, renversaient leurs gouvernements fantoches où corrompus, se réattribuaient un vrai pouvoir démocratique plus une réelle monnaie nationale et adressaient une fin de non recevoir concernant leurs dettes arbitraires. Quelques coups de fusil étaient certes tirés, mais on n’a rien sans rien, non ?
I have a dream : qu’on mettait aux fers ces voyous ou mieux, qu’on les immolait sur l’autel des pertes et profits. Pertes pour eux, qui voyaient être confisqués leurs biens… mal acquis. Et profit pour les peuples qui ne faisaient que récupérer leur dû.
I have an other dream, ‘achement mieux que le précédent : l’oligarchie financière qui tient le monde entre ses serres et les gouvernements par les couilles était purement et simplement rayée de la surface de la terre, en même temps que les membres des instances dirigeantes qui avaient honteusement joué leur jeu marché dans la combine. Quelques missiles étaient expédiés ça et là, certes, mais ça n’est pas tous les jours le 14 juillet !
I have a dream : que ceux qui s’étaient fait proprement entuber pendant des lustres avaient viré de leur armoire à pharmacie leur pommade anti-hémorroïde dont ils n’avaient plus besoin.
I have a fabulos last dream : je me promenais dans un cimetière sans fleur aucune sur les tombes désolées et manifestement abandonnées de tous. Des noms plus ou moins lisibles apparaissaient ici et là sur les pierres tombales envahies de ronces, d’orties et autres mauvaises herbes :  Morg.n    C.ase, .ockfeller (peut-être Rockfeller)    L.hman.     Goldm..     Lo.bs     ..oth.child (Rotschild ?)     .achs      Lazar. (je croyais qu’il était ressuscité)… des noms pour le moins évocateurs pour qui s’intéresse à l’actualité des arts et spectacles, se préoccupe de poésie et adore les comédies dramatiques. Je ne sais pourquoi, mais mon cœur était rempli de joie, et pourtant, je suis loin d’être un salopiot.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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