Un temps si précieux

On naît, on vit, on croît – pas beaucoup si on a la malchance d’être nain.
On râle s’il fait beau ou on gueule s’il pleut –à cause du bronzage qu’on ne pourra peaufiner–, c’est selon.
On applaudit ou pas aux discours de ceux qui nous gouvernent, selon qu’ils tiennent la barre pour notre intérêt ou pas.
On s’étripe ou on s’aime, histoire, en ce cas, et parce qu’on s’arrange comme on peut, de croire que l’amour est une réalité.
Comme on vote à droite, à gauche, au centre ou aux extrêmes, on a la santé ou on est malade. Si on ne vote pas, c’est qu’on se fiche éperdument de notre état.
On espère ou on desespère, on croit en un dieu ou pas, et cela ne change rien au fait qu’il existe ou non.
Tout ce qu’on fait, comme tout ce qu’on pense ne sert strictement à rien. Car on meurt et, que l’on soit devenu quelqu’un ou rien du tout, on pourrit. Mais avant de pourrir, on emmerde ceux qui, se sentant bien obligés de venir à nos obsèques –on se demande pourquoi–, vont devoir prendre sur leur TEMPS si PRÉCIEUX.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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