Des silences de quiétude

Comment c’est qu’il s’appelle, déjà, le nègre, je veux dire le gars qui dit qu’il fait de l’humour, ou si c’est pas lui qui le dit, c’est ceux qui paient leur place la peau des fesses pour lui faire la claque, que ceux qui aimeraient lui en filer, ils se défilent. Bon, je sais plus son nom, déjà que le mien c’est pas facile, mais hein, ça ferait pas avancer que j’y sache. Bref, l’humoriste, il nous les gonfle pas plus que ceux qui disent qu’il les leur gonfle, voir même un brin moins, et sans eux, va savoir si le rigolo, je dis rigolo, parce que c’est qu’il en fait rire, des paquets de gus, à faire ses blagues que, si tu sais pas ce que c’est que le bon goût et le fendage de gueule, t’as juste à tendre l’oreille, à pisser dans ton froc, et tu as tout compris. À une petite condition, d’accord, c’est que tu restes tranquille au premier degré, moi je dis que c’est moins casse-gueule question équilibrisme, le premier degré.
Après y’a quoi ? Ah voui, le Foué, le Foué avec sa nouvelle. Non mais on va où à s’occuper de ce qui nous regarde pas, rien que parce qu’on aimerait bien que ça nous regarde et que ça nous arrive, on peut toujours rêver. Même pas du second degré, le François. C’eut été un mec, sa nouvelle, je dis pas la crise de rires, que le nègre le mec d’origine africaine, je veux dire de l’Afrique profonde, sûr qu’il nous aurait encore fait marrer, mais non, et qui c’est qui l’a dans le baigneur encore une fois, à cause que ça censure, ah ! la bonne conscience.

Moi, je serais président, même si j’étais Obama ou un de la même couleur, mais soyons modestes, je serais Hollande, j’aimerais pas tant que des paparazzi me tirent le portrait pendant que la veuve poignet me fait une gâterie, non, j’y aimerais pas tant. Je veux pas dire que ça me plairait qu’ils me mitraillent pendant que je fourbis les armes avec une donzelle, mais question honorabilité et tout, ça se poserait là, et y’aurait rien à redire.

Bon, à part ça, je vois pas bien ce qu’il y a d’intéressant, si ce n’est le vieux, en Israël, je crois, qu’était déjà un peu mort depuis pas mal de temps, mais pas tout à fait assez pour qu’ils l’enterrent. Je vois pas pourquoi les juifs ils seraient pires que les autres question convenances, et si ça se trouve, même si je sais pas où, ils sont largement au-dessus du panier à côté des arabes, notez j’ai rien contre ni les uns ni les autres, mais y’a des limites qu’on dirait que plus ils sont bronzés, plus c’est pire. Je parle pas de la couleur de la peau, mais de celle de l’âme, encore que les âmes trop blanches, c’est pas moi qui le dis, mais mon père qu’était un peu trop juif pour qu’il soit encore là à le répéter, l’a pas pensé à se méfier, le père. Se méfier quand des qui font croire qu’ils pensent bien pensent qu’à mal et s’érigent en juges dans des tribunaux que c’est eux qu’ils les ont bâtis avec ceux qui les applaudissent dans l’ombre déguisée en lumière. D’un côté du rideau de haine ça pleure, de l’autre ça rit ; clown triste qui fait le clown d’un côté, clown rigolard qui fait le clown avec son nez rouge et ses grandes tatanes, de l’autre. On s’unit comme on peut et avec ce qu’on peut, barbelés ou pas, non ?

Encore quoi, entre les illuminés d’en bas qui éteignent la vie et les tristes sires d’en haut, sérieux et tout, qui te font croire que, sans eux, t’aurais pas le courant, juste la courante, sans le papier monnaie pour t’essuyer le cul, on pleure comme on peut.
Les idées de chiotte, diatribes, invectives, ressentiments, jugements, sentences, diktat, méchancetés, ça se met aux chiottes. Tu tires la chasse, tu te retournes, tu salues la compagnie, tu serres quelques mains. N’aie crainte de te les salir, tu as vu dans quel état de crasse elles sont, les tiennes ? Puis on trinque. Aux lèvres closes, celles d’où naissent les silences de quiétude.
Te reste encore à jeter balance Roberval ou romaine, replier les mètres, débiter les toises, ça fera pour la cheminée, détraquer les manomètres. Le maillet ? Garde-le pour une partie de croquet. Tu préfères le jeu de mail ? Qu’à cela ne tienne.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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