De l’importance de faire des choses

de_l_importance_de_faire_les_chosesL’inanité, je connais et je pratique. Peut-être pas autant que j’use de la vanité (parce qu’il faut bien occuper les heures −présentes− qui me séparent de la dernière −encore absente−, mais que, à la différence de la flèche de Zénon qui ferait tout aussi bien de cesser sa course inutile, je connaîtrai), mais pas loin. Ce qu’on fait n’a de sens que celui que nous lui donnons, et quelles que soient les réalisations qui émanent de nos cerveaux fumeux et de nos doigts pétrifiés si nous leur demandons de produire le moindre feu, leur seul avenir est celui de l’oubli. Et que l’on ne me parle pas des œuvres des uns ou des autres qui s’inscriraient dans le temps, car ce serait oublier qu’il ne s’agit que du temps humain. À l’instant où chacun disparaît, disparaît avec lui l’univers qu’il crut,  le candide, être pérenne. Alors, la belle affaire que laisser trace !
Ce qui ne m’empêche nullement de jouer ce à quoi jouent les êtres humains, infatigables dès qu’il s’agit de faire des choses qui ne servent à rien, sinon à continuer de bêtement espérer qu’elles et qu’ils ont et auront une quelconque importance.

Publicités

A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
Cet article, publié dans philosophie, réflexions, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.