Afin que vienne l’oubli des nostalgies

Je m’évade de mes rêves, me retire de la nuit, découpe l’étoupe de suie qui ombre la fenêtre, celle qui donne sur le jour.
J’entrebâille les vantaux, les ouvre, les rabats, découvre ce qui m’est donné à voir avant de déclore les paupières.
Outreraison je m’y jette goutte d’eau, m’y projette, éclate, m’y éclate semences de glace.
Me voici joyau parmi d’autres, les étoiles, celles luminescentes que j’ai collées au plafond de ma chambre noire.
Photo, devrais-je me déchirer afin que vienne l’oubli des nostalgies ?

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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