Archives par mot-clef : déraison

Psychiatrie

Soignants : bourreaux-victimes ?
Si je me retrouve investi du rôle de soignant, mon empathie initiale (en supposant qu’il s’agisse vraiment d’empathie) est vite submergée par mes incapacités, mon énervement, mes peurs et mon besoin pressant de faire taire, d’une façon ou d’une autre, celui qui, face à moi, refuse d’obéir et me tient tête, comme je lui tiens tête avec mes propos incohérents, redondants et abusifs, à moins qu’ils ne soient lénifiants, moralistes et propres à mettre hors de lui le plus posé des moines bouddhistes…
…Malades : vitimes-bourreau ? Investi du rôle du malade, je me retrouve très vite confronté à un mur. Je coule, j’appelle au secours, je me débats mais la bouée qu’on m’expédie n’y fait rien : soit elle est inadaptée (recouverte de tessons de bouteilles, par exemple) et je ne veux la saisir, soit elle est si loin que je ne peux l’atteindre, soit elle me heurte le crâne pourtant déjà bien secoué, à ce qui en est dit.
…j’ai été atterré par la légèreté, la désinvolture, le niveau de certains actes et propos mais aussi par le manque d’intelligence de coeur (mais pas seulement) de certains soignants…
…Miroir d’une société devenue folle, cette unité psychiatrique que dépeint Ilan Klipper n’est pas un bateau qui fait route vers une destination clairement identifiée sur une mer tranquille, mais c’est une Nef des Fous… Lire la suite

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Climatologie

Il pleut il mouille, c’est la fête à la grenouille. En tout cas ça va être sa fête. Ça pourrait être celle des escargots, mais ils vont si lentement qu’il est imposible de les voir si on est rapide et qu’on a l’oeil vif. L’oeil vif, c’est bon pour les grenouilles, par pour ces machins gluants qui se prennent pour des camping-cars et qui font des saletés dégoutantes si on marche dessus. Sans parler du bruit que font les coquilles, nettement moins musical que celui de l’oeuf dur sur le zinc de l’aéroport. Lire la suite

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