Archives par mot-clef : étrangers

Le silence, une langue lumineuse

Ma langue à moi c’est le silence. C’est la seule que je comprends parce que je l’ai apprise par cœur, à force. Des gens ils disent que ça s’appelle autisme, même qu’ils sont pas d’accord avec d’autres qui disent que c’est pas vrai, que c’est mutisme qui est vrai. C’est des étrangers qui comprennent pas le silence. Je suis content de parler silence, parce qu’il y en a plein qui savent pas, alors je dis tout ce que je veux et même ce que je veux pas. Lire la suite

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Publié dans les autres, littérature, poésie, relation aux autres, sentiments, états d'âme | Tagué , , , , , , , , , , , , , , | 20 commentaires

Chronique de séditions, sécessions et partitions annoncées

Dans un couple le sentiment de supériorité et la suprématie économique de l’un sur l’autre sont autant de ferments pour mener à la séparation ou au divorce, difficilement évitables si on y joint l’égoïsme. Groupes et états sont soumis au même schéma, et lorsque la notion de racines –d’où dérive aisément celle de nationalité puis de nationalisme– s’en mêle, les choses sont en place pour qu’émerge un conflit.
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Psychiatrie

Soignants : bourreaux-victimes ?
Si je me retrouve investi du rôle de soignant, mon empathie initiale (en supposant qu’il s’agisse vraiment d’empathie) est vite submergée par mes incapacités, mon énervement, mes peurs et mon besoin pressant de faire taire, d’une façon ou d’une autre, celui qui, face à moi, refuse d’obéir et me tient tête, comme je lui tiens tête avec mes propos incohérents, redondants et abusifs, à moins qu’ils ne soient lénifiants, moralistes et propres à mettre hors de lui le plus posé des moines bouddhistes…
…Malades : vitimes-bourreau ? Investi du rôle du malade, je me retrouve très vite confronté à un mur. Je coule, j’appelle au secours, je me débats mais la bouée qu’on m’expédie n’y fait rien : soit elle est inadaptée (recouverte de tessons de bouteilles, par exemple) et je ne veux la saisir, soit elle est si loin que je ne peux l’atteindre, soit elle me heurte le crâne pourtant déjà bien secoué, à ce qui en est dit.
…j’ai été atterré par la légèreté, la désinvolture, le niveau de certains actes et propos mais aussi par le manque d’intelligence de coeur (mais pas seulement) de certains soignants…
…Miroir d’une société devenue folle, cette unité psychiatrique que dépeint Ilan Klipper n’est pas un bateau qui fait route vers une destination clairement identifiée sur une mer tranquille, mais c’est une Nef des Fous… Lire la suite

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