Tampon, alcool, anus, et ivresse

Tampons, vodka et anus, trois mots que l’on aurait jamais imaginé voir dans la même phrase. Et pourtant… L’information est là, implacable : des adolescents américains insèrent des tampons imbibés de vodka dans leur anus pour se saouler plus rapidement.
« Ingéré » ainsi, l’alcool n’est pas filtré par l’estomac et parvient directement dans le sang. Problème : outre l’aspect peu ragoûtant de la chose, il y a d’abord le risque de développer des irritations. Il y a surtout le fait que l’alcool ne passe pas par l’estomac, ce qui empêche de se rendre compte de ses effets. Résultat, au lieu de vomir quand ils sont ivres, les adolescents passent directement à la phase coma éthylique. 

Est-il réellement possible de se saouler en insérant un tampon imbibé d’alcool dans son anus ? N’en sachant strictement rien, mais fermé à l’ignorance –donc ouvert à la connaissance (et non pas à mes connaissances, ne me faites pas dire ce que je tais)–, et contrairement à certains constipé(e)s dont je préfère sauter le nom plutôt que les sauter, tâche par trop délicate… j’ai tenté l’expérience, m’attendant à quelque révélation, de celles que procure l’ivresse. Expérience que les dits constipés, on les comprend aisément, ne pourraient vivre sans dégâts analo-collatéraux.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il m’avait fallu préparer le terrain, ce que je fis avec l’aide d’un coach bien connu dans le milieu du show-bizz et si connu qu’on se le déchire, le pauvre. Ne vous faites aucune illusion : je n’entrerai pas dans le détail de ce qui fut une véritable formation déformation, d’autant que certains producteurs de légumes oblongs pourraient en prendre ombrage. En effet, il est pensable que, apprenant le mésusage que j’ai fait des denrées susnommées, des producteurs mal virés m’intentent un procès.
Dame nature ne m’ayant pas fourni d’appareil oculaire dans l’aire de l’arrière-train, je suis incapable de m’introduire tout seul le moindre objet dans le fondement,  hormis un thermomètre médical à tête chercheuse (équipé d’un renifleur, cet appareil qui permet à des engins balistiques d’atteindre leur cible), et j’ai dû demander l’assistance d’un ami vétérinaire-proctologue (je vis à la campagne, et comme chacun le sait, trouver un médecin, qui plus est un spécialiste, revient à rechercher la moindre lueur d’intelligence dans l’œil torve d’un de nos candidats aux élections présidentielles), qui me l’a offert de bonne grâce, mais seulement après m’avoir fait signer une décharge.
Ce qui fut projeté fut fait. Et ce n’est pas sans mal ni quelques centilitres de vaseline, heureusement bio, que l’homme de l’art réussit à m’introduire dans le fondement un tampon imbibé d’alcool, après quelques manipulations dignes d’un charcutier s’appliquant à bourrer de boudin aux oignons le boyau adéquat. 
Le con !
Transporté d’urgence à l’hôpital, un interne assisté d’une infirmière avec laquelle il serait désormais inutile et sans espoir d’envisager quelque coquine aventure, ont mis une heure pour m’extraire le tampon. Un tampon encreur à réservoir que ce con de soi-disant copain proctologue –un pervers– avait rempli d’alcool à 90°. Si j’étais bourré ? Certes oui, et pas facile à débourrer. Ivre ? Oui da, de colère.
Alors leurs conneries, ils se les gardent. Et la mienne aussi, car vu la distance qu’il y a entre les deux, il faut être vraiment débile pour croire qu’on peut se bourrer la gueule en s’enfilant de l’alcool dans l’anus. Quant à me saouler le plus rapidement possible, je m’en tamponne le coquillard. 


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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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