G7, autres fossiles et présent sans avenir

Ça n’est pas gagné, mais ça n’est pas perdu pour l’abandon des énergies fossiles. Serait-ce que le G7 commencerait à ne pas desservir l’humanité ? Faut voir, comme dirait saint Thomas, et j’aimerais y voir pour y croire, comme dirait Tobie. Mais pas dupes de la collusion qu’il y a entre les puissances d’argent et les pouvoirs, laissons les illusions là où elles ont leur place : dans les spectacles de prestidigitation.
L’action des peuples qui a poussé le G7 à promettre d‘abandonner ces énergie (croix de bois croix de fer, si je mens, je monte en enfer), ne pourrait-elle pas s’appliquer de la même manière afin que les peuples rejettent les politiques fossiles et écartent ceux qui les mènent ? Étant bien entendu que, par politique, entendons tout ce qui touche à la Cité.
Nous sommes soumis à des fossiles dont les idées fossiles plombent l’humanité à un point tel que, au lieu de progresser, elle régresse. Campés dans leur certitude d’un savoir suranné qui les rend sourds et aveugles, ils ne voient rien des mouvements qui agitent les sociétés et les transforment radicalement. Bien obligés de sortir de leur petit confort quand des foules bruyantes marchent dans les rues, ils sont surpris de découvrir que les religions s’arrogent des droits qu’elles n’ont pas ; les mafieux ordonnent ; les penseurs sont mis à l’index par des politiciens ou des animateurs télé incultes et arrogants ; les scientifiques qui ne jouent pas le jeu des puissances d’argent sont baîllonnés ; le dictat du tout profit affame des populations entières ; sous des prétextes politico-religieux fallacieux, des scélérats sans foi ni loi, cupides et corrompus, mettent à genoux et assassinent des innocents sous le regard des états riches qui, realpolitik aidant, y trouvent largement leur compte ; chacun calculant ses forces et ses intérêts –pouvoir et argent–, l’égoïsme d’état règne en maître absolu.
Continuer à exploiter les énergies fossiles nous conduirait inexorablement dans le mur ; perpétuer les politiques fossiles qui reposent sur des pensées fossiles, jamais novatrices, nous conduirait au pandémonium.
Parce qu‘elle est fossile, la pensée n’est pas à la hauteur des technologies trop souvent mal employées. Les réseaux sociaux deviennent des fourre-tout où s’exprime le n’importe quoi ; la téléphonie mobile et Internet sont saturés de dangereux, encombrants et stupides contenus ; les têtes se vident de leur savoir et de leur mémoire qu’elles délèguent à des machines aux bientôt pleins pouvoirs (ce qui ne serait peut-être pas pire) ; le tout consommation, quête d’un bonheur illusoire, détruit les ressources, pollue la planète au-delà de son atmosphère et fabrique des demeurés ; des amuseurs publics, animateurs ou présentateurs indéboulonnables de l’audio-visuel –devenus la référence en matière de pensée– participent à l’abrutissement général auquel chacun se laisse aller avec délice et bonne grâce. Chantres de la bêtise, de la vulgarité et de la méchanceté, certains de ces sociopathes se sont même approprié les médias en devenant producteurs, ce qui leur permet d’engranger toujours plus de profits et de déverser toujours plus d’insanités devant un public conquis.
Nous érigeons des temples pour y installer à demeure ces fossiles aux idées sclérosées, qui ont depuis longtemps atteint le seuil de l’incompétence. Par confort et ignorance nous leur avons concédé un pouvoir dont ils usent en petits caporaux pétris d’orgueil, qui font le paon sous l’œil complice de leurs courtisans. Dont nous sommes, que nous le voulions ou non, puisqu’ils sont toujours là, à nous mépriser.
Alors que les fossiles sont censés être le signe d’un passé révolu, ils sont aujourd’hui celui d’un présent sans avenir.


Note : dénicher un miroir et s’y admirer devrait permettre à tout un chacun de découvrir le portrait d’un de ces fossiles.
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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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